Le Partenariat des OSC pour l’efficacité du développement (POED) accueille avec satisfaction le Consensus européen pour le développement adopté récemment sur la reconnaissance des principes de la coopération au développement efficace : la transparence ; la responsabilité mutuelle ; l’orientation vers les résultats ; et l’appropriation nationale. Nous reconnaissons également l’importance que ce Consensus a donnée à l’éradication de la pauvreté, le respect des principes de la Charte des Nations Unies et le droit international, y compris les droits de l’homme, le dialogue politique et l’égalité des sexes. Le POED reconnaît également l’engagement de l’Union européenne (UE) à stimuler la contribution de 0,7 % du revenu national brut à l’aide publique au développement (APD). Cependant, les orientations politiques du Consensus semblent aller à l’encontre de la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies (Programme 2030), en réduisant tout cela à la rhétorique.
Dans les défis concrets en matière de développement, il est louable que l’UE identifie le besoin d’utiliser des approches intégrées, holistiques et axées sur les droits de l’homme ; mais elle ne fait pas ainsi sur les questions de la migration et du conflit dans les états fragiles. En déclarant que « dans le cadre de la coopération au développement, l’Union européenne et ses États membres peuvent aussi s’engager avec les acteurs de la sécurité afin de renforcer leurs capacités pour atteindre les objectifs de développement durable en la réalisation des sociétés pacifiques et cohésives »¹, le document revient sur le Consensus de l’UE en 2005, qui parle d’une solution fondée sur la sécurité allant de l’éducation militaire aux activités de lutte contre le terrorisme.
