Le POED et RoA organisent un atelier multipartite afin d’étoffer le cadre de la coopération Sud-Sud pour le développement (CSSD)

« La CSSD a largement prouvé sa capacité et son potentiel actuels à jouer un rôle crucial et différentié dans la coopération pour le développement. »

Antonio Tujan Jr., directeur d’IBON International, évoque une nouvelle fois la coopération Sud-Sud en tant que moteur de la coopération pour le développement, aussi bien pour les organisations de la société civile que pour les gouvernements.

M. Tujan a rejoint 35 représentants de plusieurs OSC, groupes de réflexion gouvernementaux et institutions multilatérales de développement à l’occasion d’un atelier qui s’est tenu à Manille les 28 et 29 janvier. Cet atelier, intitulé « Atelier sur la mesure de la coopération Sud-Sud efficace pour le développement » et organisé par le POED et Reality of Aid Global, avait pour principal objectif de mettre au point un cadre servant à mesurer la CSS.

Le cadre proposé par le POED aborde la CSSD sous plusieurs angles. Cet instrument servira à mettre le suivi de la coopération Sud-Sud à l’ordre du jour de l’efficacité du développement. Il porte particulièrement sur les domaines dans lesquels les effets positifs des interventions réalisées dans le cadre de la coopération Sud-Sud ont été optimisés. Ce cadre de suivi est destiné aux OSC, aux décideurs et aux professionnels du développement désireux d’assurer le suivi de l’efficacité de la CSSD dans le contexte du partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (eff. dév.) et réaliser les objectifs de développement durable (ODD). Il s’agit de s’appuyer à la fois sur les principes de l’eff. dév. et sur ceux de la CSSD pour mettre au point un cadre susceptible d’être utilisé pour évaluer l’efficacité de la CSSD.

Au nombre des thèmes abordés au cours de l’atelier figuraient l’inclusion des principes de la CSSD dans les politiques, les pratiques et les programmes nationaux, les partenariats et les initiatives en matière de CSSD et la mobilisation des ressources financières.

Comme l’affirme Fanwell Bokosi, du Forum africain sur la dette et le développement (AFRODAD), « la CSSD ouvre la voie aux OSC pour aller de l’avant ».

Cet atelier multipartite s’est achevé sur une dernière note positive : les participants espèrent qu’un cadre de mesure de la CSSD verra le jour avant la prochaine réunion de haut niveau qui se tiendra en novembre à Nairobi, au Kenya.